Elus Verts d'Amiens

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - budget

Fil des billets

jeudi, novembre 12 2009

Débat d'orientation budgétaire

Conseil municipal du 12 novembre 2009, intervention de Lyacout Haïcheur

Lire la suite...

vendredi, février 13 2009

Suppression de la taxe professionnelle

Communiqué de presse du groupe des élus Verts et Ouverts

Lire la suite...

jeudi, novembre 20 2008

Débat d'orientation budgétaire 2009, intervention de Jean-François Vasseur - Conseil d'Amiens Metropole du 20 novembre 2008


 Sans une activité économique tournée vers l’avenir, l’agglomération ne peut pas espérer créer les conditions d’une amélioration des situations individuelle et collective de ses habitants.

Le contexte, tant international que national, n’est pas favorable : je n’ai pas besoin d’insister pour convaincre.

 

Cela nous oblige à plus d’imagination, plus de volonté et plus d’efforts encore.

 

Le développement économique ne peut se concevoir que dans une démarche durable et un changement complet dans la logique de nos décisions.

Il ne s’agit plus d’apporter une touche environnementale à une politique de croissance aveugle qui continuerait à produire, comme hier, toujours plus de précarité et d’inégalités, sans soucis des conséquences sur l’environnement.

Notre collectivité doit définir une stratégie de développement économique et sociale. Sa responsabilité première réside dans un aménagement de l’espace et une organisation de la mobilité propres à attirer et fixer les entreprises moteurs de développement et créatrices d’emploi.

Dans ces conditions, la solidarité territoriale est plus que jamais nécessaire.  Le repli sur soi ou l’égoïsme autarcique sont des tentations qui guettent chacun des éléments qui composent notre communauté et contre lesquels nous devons nous mobiliser. 

 

 

 

1 – Conforter le tissu économique existant :

 

Amiens métropole ne peut prétendre se développer efficacement pour l’épanouissement de ses habitants en conservant une stratégie inhumaine et dispendieuse fondée sur la mise en scène d’opérations de prestige toutes plus inefficaces les unes que les autres.

 La période qui se profile va rendre particulièrement importante l’attention et le soutien apportés aux entreprises implantées sur notre territoire. L’absence de perception et d’anticipation des besoins a souvent conduit à des catastrophes. Nos capacités d’intervention sont limitées mais elles doivent être exploitées efficacement et en partenariat avec tous les intervenants (CR, CG, CCIA….) :

 

  • Mise à disposition, dans les meilleures conditions, des opportunités foncières mobilisables ;
  • Renforcement des capacités d’accueil en hôtels d’entreprises, pépinières et couveuses.
  • Amélioration des conditions d’usage (circulation, énergie…)
  • Aide au montage de projet, à la création et à la reprise d’entreprises…
  • Effort accru sur la communication économique et la création de réseaux

 

 

Un autre défi réside dans notre capacité à promouvoir d’autres formes solidaires et équitables de l’économie.

 

Longtemps perçue comme une économie de réparation, ou une économie des pauvres pour les pauvres, l’économie solidaire est maintenant reconnue comme un modèle économique à part entière. Cette conception économique s’affirme notamment comme une réponse adaptée aux grands enjeux du développement durable et des services à la personne.

 

     

              Ce changement d’échelle passe:

  •      Par la prise en compte de l’économie sociale et solidaire dans les outils généralistes du développement économique : plate forme d’initiatives locales, plate forme de la finance solidaire, maison communautaire de l’économie sociale et solidaire.

 

  • Par la création de lieux-phares sur l’agglomération gérés par des structures d’économie sociale et solidaire, qui donne une visibilité à ce secteur  

 

Dans le même esprit, il est impératif de soutenir le commerce.

 Amiens est le premier pôle commercial régional. Pour conforter cette position, il est indispensable de favoriser le renforcement du centre ville. Des enseignes commerciales dignes du bassin de chalandise d’une métropole urbaine régionale doivent y être implantées pour le dynamiser le centre. Contrairement aux idées reçues, la réduction de la place de l'automobile en ville ne nuit pas au commerce de proximité. En libérant l’espace public au profit des piétons, des cyclistes et des personnes à mobilité réduite, on donne une meilleure visibilité et accessibilité aux commerces et on répond à la demande des habitants qui bénéficient alors du calme et de la commodité de la proximité pour faire leurs achats.  

Il faut dans le même temps développer le commerce de proximité.  Le droit de préemption des baux commerciaux est un des moyens de concrétisation de cette volonté.

 

 

2 – Créer les conditions de l’attractivité :

 

Un facteur essentiel de l’attractivité tient au souci de développer des activités de haute technologie, c’est-à-dire de s’inscrire dans l’industrie de la connaissance.  

Le développement économique de l’espace amiénois doit s’inscrire résolument dans une politique de filières. C’est le seul moyen d’adaptation de l’activité industrielle et  d’employabilité de sa main d’œuvre.

Les filières sont des instruments d’aménagement du territoire calés au plus près des réalités géographiques, industrielles et économiques locales. Ces instruments facilitent la mise en place d’actions collectives structurantes pour le territoire en favorisant le partenariat interentreprises.

 

J’en donnerai deux exemples :

 

La Communauté d’agglomération Amiens Métropole s'est engagée dans une dynamique collective associant des entreprises, des organismes de formation, des acteurs de l’innovation et de la recherche, des collectivités locales… ayant pour objectif de faire de Gare La Vallée un espace permanent de dialogue, d’innovation et de développement économique.

Parmi les cibles identifiées, le secteur des nouveaux usages numériques à  savoir : la gestion à distance de données, le traitement l’information, la sécurisation des données, la relation client, la gestion de la mobilité et système de transport innovant. C’est une démarche qu’il faut conforter et amplifier. 

 

C’est également sur cette base que nous avons proposé en complément des autres espaces économiques de l'agglomération, le développement d’un éco-parc industriel de rayonnement national, intégrant les activités dans une logique d’écosystème économique, soucieux à la fois du respect du « grand paysage » du site et de la proximité urbaine, condition nécessaire de la gestion économe des ressources.

Doté d'une façade autoroutière et d'un emplacement privilégié en belvédère de la ville d'Amiens, le site du Plateau de Saveuse se destine à l'accueil de projets qualifiés et qualifiants. En visant prioritairement les acteurs des éco-activités et écotechnologies, cet espace se destinera également à :

- l’accueil de grands projets industriels, services à l'industrie ou de recherche ,

- au développement de PME et TPE ... à la recherche d'une solution de localisation associant volontarisme en matière de management environnemental, accessibilité, visibilité...

Cette logique d'EcoParc permet d’intégrer un ensemble de secteurs économiques diversifiés, avec pour objectif la recherche de complémentarités et d’inter-activités entre les entreprises ciblées. Cet éco-système peut comprendre de multiples dimensions :

- une dimension technopolitaine mêlant des activités de recherche, de production, de distribution, de services et de formation. Amiens Métropole bénéficie de nombreuses ressources technologiques et outils structurant dans le domaine des Agromatériaux et de l'Eco-construction : pôle de compétitivité "Industrie et AgroRessources", centres techniques... - - une mixité d'entreprises (donneurs d’ordre, PME-PMI, TPE et "start up" technologiques et artisanales…

- une recherche de complémentarités sectorielles : le schéma idéal-type de l’écoparc, à terme, est un système dans lequel les flux d’énergies, de matières, de marchandises, de personnes, d’information… sont optimisés pour limiter la production de déchets et d’externalités négatives.